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Familie und Eingliederung von Jugendlichen aus der Migration

Zusammenfassung der Resultate

Au cours des années 90, la Suisse a connu une importante diversification des flux migratoires, que ce soit en termes d’origines nationales, de profils de qualification de la main-d’œuvre immigrée ou encore de motivations à émigrer. Après des études documentant une intégration sociale somme toute satisfaisante des jeunes issus des premières vagues migratoires en Suisse, il devenait urgent de voir si et comment ce succès était répliqué auprès des flux plus récents.

L’étude traite de l’intégration sociale des jeunes issus des migrations récentes, provenant du Portugal, de la Serbie, de la Croatie et de la Bosnie, au moment où ils traversent des transitions majeures dans leur cycle de vie avec le passage à la vie adulte. Elle se centre sur les trajectoires sociales et les identités culturelles ainsi que sur la manière dont elles sont médiatisées par la structure familiale. Notre objectif est de mieux comprendre les dynamiques intergénérationnelles chez les populations migrantes, les rôles joués par des facteurs exogènes et endogènes aux familles, ainsi que les effets de ces dynamiques sur les modes d’incorporation de ces populations à la société de résidence.

L’étude des données du recensement montre que parmi les jeunes issus de ces nouvelles migrations, les naturalisés nés en Suisse, notamment les filles, ont des probabilités similaires à celles des Suisses de se qualifier au niveau secondaire II, une situation observée également chez les Italiens et les Espagnols. En revanche les jeunes nés en Suisse non naturalisés et a fortiori tous ceux nés à l’étranger ont des probabilités sensiblement inférieures d’y parvenir ; les Portugais se singularisent par un risque accru par rapport aux jeunes d’origine serbo-croate de ne pas parvenir au niveau secondaire II. En outre, à formation égale, les risques de chômage des jeunes nés en Suisse varient considérablement d’un groupe à l’autre, toujours à formation égale ; cette fois cependant les Portugais connaissent un risque moindre de chômage que les Serbo-croates.

Dans notre enquête, la qualification post-obligatoire s’avère un but difficile à atteindre pour un quart des Serbo-croates et un dixième des Portugais. Ce résultat est d’autant plus frappant que les parents serbo-croates présentent un niveau de formation plus élevé des Portugais ; ces familles se trouvent donc davantage exposées à la mobilité intergénérationnelle descendante.

Le contraste entre meilleures conditions de départ – au plan de la qualification – et plus grande difficulté d’insertion scolaire et/ou professionnelle des Serbo-croates en tant que groupe conforte la thèse de la théorie de l’assimilation segmentée qui attribue une importance cruciale aux facteurs contextuels et tout spécialement au degré d’ouverture / fermeture de la société d’immigration dans la «production» de l’intégration des jeunes d’origine immigrée, et met en relief la pluralité des parcours et des modes d’incorporation de la première et de la deuxième génération dans la société locale.

D’un côté les Portugais, une « nouvelle migration » mais une migration de travail, parviennent à saisir les opportunités que leur offre la société d’installation d’un parcours très graduel de mobilité intergénérationnelle, en dépit de l’importance des difficultés scolaires. De l’autre côté les « ex Yougoslaves » de langue serbo-croate, un groupe en fait disparate réuni par l’usage d’une langue (presque) commune. Migrants plus récents venus pour moitié dans le cadre de l’asile, ils parviennent avec plus de difficulté à se faire valoir, en dépit d’un bagage de formation significativement plus élevé que celui des Portugais. Il serait trompeur de réduire l’explication des différences entre ces groupes à la durée de séjour exclusivement. Si cela joue indéniablement un rôle, il n’en reste pas moins que les efforts des derniers de se fondre dans la réalité suisse se heurtent à une animosité qui rend plus ardu leur parcours d’insertion en tant que groupe.

Les familles migrantes, quant à elles, présentent le plus souvent une forte cohésion interne produite entre autre par la situation migratoire, qui amène déjà des modifications dans les relations de couples. La transmission des valeurs au sein de la famille s’avère sélective : elle concerne aussi bien les valeurs collectivistes que celles d’accomplissement, au détriment des valeurs individualistes. La socialisation à l’affirmation chez les parents immigrés est indépendante de leur adhésion aux valeurs de type individualiste. L’articulation entre ces différentes orientations offre aux parents immigrés la possibilité de concilier continuité familiale et insertion dans le nouveau contexte.

La combinaison des compétences linguistiques intrafamiliales donne lieu à des variations dans les modes d’acculturation familiale : les combinaisons qui comportent une bonne compétence des parents en langue locale sont associées avec une meilleure qualité de la communication intergénérationnelle, alors que celles qui comportent une faible compétence des jeunes en langue d’origine sont associées à moins de mobilité scolaire ascendante.

On a souvent pris en compte les compétences en langue locale des adultes immigrés de la première génération pour leur impact sur l’insertion professionnelle ; il convient de garder à l’esprit l’influence que ces compétences exercent sur la dynamique intrafamiliale et sur la capacité des parents à accompagner et encadrer efficacement les enfants. Il est utile de garder à l’esprit cette double « valorisation » des apprentissages linguistiques au moment où la politique d’intégration accorde une importance accrue et prioritaire à l’acquisition de la langue locale. Il ne faut oublier toutefois que le maintien de la langue d’origine auprès des jeunes, associé avec une compétence élevée des parents en langue locale, est la forme d’acculturation familiale qui assure le mieux l’insertion des jeunes issus de la migration.

Weitere Infotmationen zum Projekt

Im Projekt wird die soziale Integration von Jugendlichen aus der Migration zu dem Zeitpunkt untersucht, in dem sie mit dem Eintritt ins Erwachsenenalter wichtige Übergänge in ihrem Leben überschreiten. Forschungsziel ist die Untersuchung ihrer sozialen Ausrichtungen und kulturellen Identitäten, die sowohl zu ihrem Familienleben wie auch zu ihrem Leben in der Schweiz beitragen.

Hintergrund
Jüngste Studien haben einen Überblick über die Eingliederung von Jugendlichen aus vor langer Zeit eingewanderten Gruppen geliefert, wohingegen nur sehr lückenhafte Kenntnisse über die neuen Gruppen von Einwanderern existieren. Mit dem Projekt soll über die Eingliederungsmoda-litäten von jungen immigrierten Jugendlichen und Schweizern Bilanz gezogen werden. Damit wird es möglich sein, die Eingliederungsmerkmale von Jugendlichen aus kürzlich eingewanderten Gruppen zu beschreiben.

Ziele
Die schulische, soziale und berufliche Eingliederung von früher und kürzlich immigrierten Jugendlichen wird mit derjenigen junger Schweizer verglichen, um zu sehen, in welches Segment der schweizerischen gesellschaftlichen Realität sich die kürzlich Eingewanderten eingliedern. Über die herausgearbeiteten Eingliederungsarten hinaus möchten wir die intergenerationelle Mobilität, die Merkmale des familiären und sozialen Netzes und die Bindungen, die die Familien zu ihren Heimatländern unterhalten, näher beschreiben.

Methoden/Vorgehen
Die erste Komponente der Studie basiert auf den Daten der jüngsten Volkszählung; sie dokumentiert für das ganze Land die Eingliederung von Jugendlichen aus der Migration und zwar vergleichend zwischen verschiedenen Migrationsflüssen sowie mit den Einheimischen. Darüber hinaus wird der Unterschied zwischen den eingebürgerten Jugendlichen und denjenigen, die ihre ursprüngliche Staatsangehörigkeit beibehalten haben, untersucht. Die zweite Komponente der Studie konzentriert sich auf die Prozesse, die Eingliederungsmodalitäten erläutern können, und zwar insbesondere für zwei Zuwanderergruppen der jüngeren Zeit. Es werden die Transmission innerhalb der Familie sowie die Elternmodelle und die soziale und emotionelle Investition der Eltern in die Eingliederungsprojekte von Jungen und Mädchen zu Beginn des Erwachsenenalters untersucht.

Bedeutung
Mit der komparativen Komponente der Studie wird die Wissenslücke über die Eingliederung der verschiedenen Einwanderungswellen in die Schweiz geschlossen. Mit der zweiten Komponente können die Spezifitäten von zwei weitgehend unbekannten Zuwanderergruppen in der Schweiz erfasst werden. Der gemeinsame Ansatz von Eltern und Kindern wird die familiäre Transmission beleuchten – eine Schlüsselvariable für die individuelle Motivation und die Mobilisierung von sozialen Ressourcen bei den Eingliederungsstrategien von Jugendlichen. Diese Variable erweist sich als umso wichtiger, wenn sich der Kontext, in dem die Eingliederung stattfindet, feindselig präsentiert.

Projektdauer: 01.06.03–31.08.06

Bewilligtes Projekt: CHF 317 200

Proposal no.: 405240-69033

Anschrift des Hauptgesuchstellers:
Dr. Rosita Fibbi
Swiss Forum for Migration and Population Studies
Université de Neuchâtel
Rue St. Honoré 2
2000 Neuchâtel
tél. 032 718 39 20
fax 032 719 39 21
e-mail rosita.fibbi@unine.ch  

Prof. Claudio Bolzman
Institut d’Etudes socials IES
28, rue Prévost Martin
1211 Genève 4
tél. 022 322 14 51
fax 022 322 14 99
e-mail Claudio.Bolzman@ies.unige.ch


Publikation

Fibbi, Rosita und Denise Efionayi (2008). "Erziehungsfragen in Migrationsfamilien", Eidgenössische Koordinationskommission für Familienfragen EKFF (hrsg.), Familien - Erziehung - Bildung. Bern: Eidgenössische Koordinationskommission für Familienfragen EKFF, S. 48-66.

Fibbi, Rosita (2006). "Discrimination dans l'accès à l'emploi des jeunes d'origine immigrée en Suisse." Formati-on-emploi, (94): 45-58.

Fibbi, Rosita, Mathias Lerch et Philippe Wanner (2006). "Unemployment and Discrimination against Youth of Immigrant Origin in Switzerland: When the Name Makes the Difference." Journal of International Migration and Integration, 7(3): 351–366.

Fibbi, R., M. Lerch, et al. (2005). Processus de naturalisation et caractéristiques socio-économiques des jeunes issus de la migration. In R. Fibbi, M. Lerch, P. Wanner et al. L’intégration des populations issues de l’immigration en Suisse: personnes naturalisés et deuxième génération. Neuchâtel, Office fédéral de statistique: 57 pp.



Dokumente:

  Fibbi_poster.pdf
Fibbi_poster.pdf (29KB)
06.09.2005    Download >
  NFP52 Tagung, 6. Dezember 2005
pnr52_Lsne_Fibbi.pdf (1592KB)
30.01.2006    Download >
  Erziehungsfragen in Migrationsfamilien in Familien - Erziehung - Bildung, EKFF 2008
EKFF_Pub__d_08.pdf (3344KB)
01.07.2008    Download >

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